Entre les problèmes de retraits d’argent et la tête qui est encore au travail, la première nuit n’a pas été bonne. Le tout avec le jetlag donne un réveil assez matinal. En contrepartie, les lumières de la ville sont superbes, il fait très beau, et pas encore très chaud, ce qui nous permet une balade sympa dans la ville.

La Vieja est clairement dans un très mauvais état, il y a pas mal de maisons effondrées au moins en partie. Dans ces maisons, les gens continuent à vivre. En fait, c’est même le cas de la Casa où nous dormons. Le premier étage est effondré côté rue. De ce fait, la maison a été adaptée pour continuer à y vivre. Par exemple il n’y a pas de fenêtre sauf à l’étage des fenêtres qui donnent sur la terrasse.

Au cours de notre balade, on a même trouvé une maison qui venait de s’effondrer et qui bloquait la rue. Une guérite avec des policiers avait été installée, j’imagine pour éviter les pillages. La ville, magnifique par endroit, est assez étonnante par ses disparités.

Le midi, en fait dans l’après-midi car vu le petit déjeuner que nous avons pris, il n’était pas possible de manger plus tôt, nous allons grignoter un truc dans un bar-restaurant. Le groupe est très inspiré des Blues Brothers même s’ils sont en blanc, le tout remis dans une sauce locale. Très sympa ! L’ambiance est assez super, genre un vieux monsieur cubain qui danse (fort bien) avec une touriste certes pas jeune, mais qui lui rend bien 20 ou 30 ans. Le cadre est top, vieux ventilateur, mur extérieur à clair voie pour permettre à l’air de circuler, gros comptoir en bois exotique.

L’après-midi, il commence sérieusement à faire chaud. Nous jouons aux bons touristes avec une balade dans une grosse américaine cabriolet. Tant qu’à faire on en prend une rose ! Le Malecon est dans un drôle d’état… S’ils ne font pas vite qqc, il n’y aura bientôt plus rien à voir. La voiture nous permet également de traverser des quartiers non accessibles à pied. Je ne regrette pas la balade.

Pour le soir, nous allons dans un restaurant repéré la veille du fait d’un rabatteur qui parlait français. D’abord le rabatteur n’était pas un gros relou, et au contraire quelqu’un de sympa, ensuite car le « restaurant » est chez lui, avec juste quelques tables. Notre table est sur le balcon, avec juste 2 autres tables, des allemands du côté de Barbara, et des Australiens de mon côté. C’est la première langouste que nous mangeons. Elle est flambée au rhum, un pur régal ! Comme partout il y a de la musique, mais vu le lieu ça ne peut pas être une grosse formation. C’est juste une chanteuse, qui assure également les maracas, et un guitariste, le tout pour des standards sud-américains. A ma grande surprise, je découvre que Barbara connaît tous ces standards, ce qui est loin d’être mon cas. 😉

Après le repas, nous attendions une ambiance de folie dans les pubs du vieux Havane, et nous sommes assez surpris que ça ne soit pas le cas. C’est en fait plus calme que dans la journée. Sans doute faut-il changer de quartier….